Reportage de France 2 sur la savonnerie Loix & Savons sur l’île de Ré

Retrouvez ici la vidéo de notre passage au 13 h sur France 2


Vous retrouverez les baudets de l’ile de ré, l’asinerie de Régis Leau avec qui nous travaillons ainsi que notre atelier de fabrication artisanal de Loix.
Voici les ânesses, d’authentiques baudets du Poitou. Visibles la plupart du temps près des remparts de Saint-Martin. Ce sont elles qui fournissent le lait frais pour nos savons. Régis Léau effectue la traite de ses ânesses seulement une fois par jour. Une ânesse produit entre 7 à 8L de lait bio par jour son petit ânons étant prioritaire, on ne garde que le surplus soit 1L à 1L et demi dédiés à la fabrication de nos savons Ce qui est très peu d’autant plus que la durée de la traite reste assez courte , maximum 6 mois. La production de Regis Leau est entièrement réservée à la savonnerie de Loix LOIX ET SAVONS.


Jean Pierre Paullet , le gérant de la savonnerie artisanale nous explique qu’il est important pour lui d’avoir toujours la même source et surtout de l’ile de ré exclusivement. Allons voir de plus près notre savonnerie familiale Tout commence par un mélange comme une recette de cuisine mais ici le chef est parfumeur. Marie-Paule Paullet, la parfumeuse de Loix et savons, nous explique que l’ingrédient phare de nos savons est le lait d’ânesse , rare et précieux puisqu’il est à lui seul une véritable émulsion cosmétique.


Pour fabriquer le savon au lait d’ânesse il faut du lait d’ânesse frais, des huiles végétales : l’huile d’amande douce, du beurre de karité, du parfum ou sans selon la sensibilité de chacun , sans oublier le conservateur 100% naturel. Le lait d’ânesse est fragile comme tous les laits, il faut donc utiliser un conservateur naturel. Les ingrédients sont ajoutés à froid permettant ainsi de conserver tous les bienfaits de chacun (pas de dénaturation possible) et garantissant un produit de qualité considéré comme un soin cosmétique.


Ils vont ensuite passer dans le malaxeur pour être mélangés à la pâte de savon . Puis en dernier est incorporé le lait d’ânesse bio cela le plus rapidement possible afin que le mélange ne devienne pas trop compact Il faut que celui-ci soit le plus lisse possible, c’est la machine qui va faire tout le travail .Comme par magie , nous allons retrouver le pain de savon bien moulé à la sortie Marie-Julie Paullet, responsable de production ,nous montre la boudineuse, la machine qui nous sert à créer le savon avec ces 7 tonnes de poussées. Ensuite les pains sont coupés à la mains tous identiques.
Puis , dernière opération, le marquage pour la vente où vous pouvez retrouver notre logo tete d’ane qui vous certifie que vous êtes en possession du seul et véritable savon au lait d’ânesse frais de l’ile de ré.

DESTINATION ILE DE RE - Invités Jean-Pierre PAULLET, Marie-Paule PAULLET et Sandy BOBINET

Ile de Ré - Les gardiens d'un paradis

Sur 85 km², l’île de Ré offre des paysages de carte postale où tout n’est que luxe calme et volupté.

L’été, vedette du show bises et riches familles, viennent couler des jours heureux en toute discrétion loin de l’agitation du monde.

Mais pour les 18 000 habitants à l’année, l’ile a bien changé et son succè à parfois un goût amer. Face au flot des touristes, les rhétais doivent résister pour préserver les espaces naturels de l’ile de ré, car sa vraie richesse ce sont ceux qui font vivre ce terroir : sel , pommes de terre et huîtres sont les produits emblématiques du l’ile qui ne connaît pas la crise.

L’été la population est multiplié par 10 et certain professionnel peu scrupuleux n’hésite pas à en tirer profit. L’insolente réussi de L’ile n’est pas sans inconvénients pour ceux qui travaille ici. L’île de Ré ne doit pas devenir un parc d’attractions. Entre business et authenticité, l’équilibre est fragile sur ce territoire qui ne veut surtout pas perdre son âme .

Il est 7h du matin un jour de printemps sur la côte nord-est de l’île de Ré, Lionel Quillet, un élu de l’ile et son ami Daniel Masser, chef restaurateur sont de sortie. Lionel Quillet est un personnage emblématique de l’ile, il est maire du village de Loix et président de la communauté de commune de ré, l’établissement public qui regroupe les 10 villages de l’ile . Il agit au quotidien pour que ré reste cet écrin qui n’a jamais cédé aux promoteurs . Fait unique en France depuis le 1er janvier 2012 il est impossible d’ouvrir un nouvel hôtel temps qu’un autre ne ferme pas ses portes . Cette particularité dite du numerus clausus est un excellent moyen pour contrôler le nombre de touristes et ainsi leur impact sur l’ile. Cette politique de préservation du territoire coupe l’ile de ré d’important revenus .

Comment l’ile parvient-elle à se financer ?

Le pont de l’ile de ré, inaugurée en 1988, est le deuxième plus long de France. Chaque année 3 millions de véhicules le franchisse . Entre le 14 juillet et le 15 août le compteur s’affole avec des pics à 1000 voiture/ heure. Il faut compter 16 € le passage en pleine saison. Depuis 2004 les résidents à l’année sont exonérés de péage. Des 2011 le pont est complètement remboursé. Chaque année le péage génère une émane de 12 Millions d’euros. Une moitié finance l’exploitation du Pont, l’autre moitié soit 6 millions d’euros par an, alimente une écotaxe qui finance l’entretien et la préservation des espaces naturels de l’ile. Mais le pont permet surtout de limiter la fréquentation en pleine saison. Son tarif est dissuasif pour les visites à la journée. Cette barrière à l’entrée de l’ile garantit aux vacanciers un séjour à l’écart du tourisme de masse.

Sur l’ile, le contraste avec le continent est saisissant, aucun panneau publicitaire, aucun feu tricolore, le temps semble s’être arrêté après-guerre . Si les règles strictes qui sont imposés en matière d’urbanisme rendent l’ile si belle, elle pénalise parfois ceux qui travaille ici ,comme James Baron, un ostréiculteur. Sans indication avec un panneau, difficile de diriger les touristes et de faire vivre son commerce.Ce natif de la Rochelle a eu 1000 vies avant de se poser à ré . Il a été scaphandrier et a fait le tour du monde avant d’exploiter quelques parcs à huîtres au large de Saint-Martin.

L’île de Ré produit chaque année 6 à 8000 tonnes d’huîtres soit 8 % de la production française . James et son épouse font tourner leur petite affaire et propose dès les premiers rayons du soleil un espace dégustation les pieds dans l’eau. Quelques tables en bois, des parasols colorés et les touristes peuvent déguster les huîtres tout justes sorties de l’eau. Dès les premiers jours de juillet la population de l’ile passe de 18 000 à 150 000 personnes. Les embouteillage deviennent légions sur les 120 kg de pistes cyclables, les 70 loueur de bicyclettes sont débordés. Pour une semaine, une famille avec deux enfants doit débourser 150 € de location de vélos, ajouter au coups du péage, aux prix des commerces et au logement, les vacances à l’île de Ré sont coûteuses . En 2014, une étude a classé l’ile, une des destinations la plus chère de France durant les vacances scolaires.

Il en est de Saint-Martin comme de Saint-Tropez, l’été ont flâne sur le port jusqu’à tard dans la soirée mais se que les touristes ignorent c’est que les pavés qu’ils foulent non pas toujours servi à dresser des terrasses. L’ile à en effet un passé plus trouble que David Canard, un écrivain exilé de Paris depuis 20 ans aime raconter. Durant pres d’un siècle, Saint-Martin a été le port d’embarquement des prisonniers pour les bagne de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Tout au bout de la citadelle, bâti par Vauban en 1680 à Saint-Martin, abrite un bâtiment assez particulier, légèrement à l’écart des regards ,il n’apparaît pas dans les guides touristiques, la maison central, la plus grande de France , ou il y est enfermé envions 500 détenues avec de longue peines, en moyenne de 18 ans.

L’autre paradoxe c’est qu’à seulement quelques pas de la prison on trouve les rues les plus chic de l’ile. D’anciennes maisons de pêcheur y sont restaurées avec goût par de fortuné vacanciers. Celle que l’on appelle ré la blanche à toujours attiré de nombreuses personnalités adepte du proverbe « pour vivre heureux vivons cacher ». Patrick Bruel, Vincent Lindon et Thierry Lhermitte du côté de Loix, Fabrice Luchini Luc Ferry ou encore André Dussollier aux portes en ré, Lionel Jospin, Philippe Sollers ou Alain Bougrain-Dubourg sur la partie sud de l’ile .

Depuis que l’ile est à la mode, les prix de l’immobilier ont flambé. Au cœur de Saint- Martin, Yann werdefroy un photographe rhétais retrouve Germain Tournois, gérant d’une prestigieuse agence immobilière. Ils nous font visiter un maison typiquement recherché par des personnes qui souhaitent rester à l’écart des regards ainsi que le prix fou de la valeur de l’immobilier au mètre carré.

Au pied des murs d’enceinte de la citadelle de Saint-Martin travail d’inattendu jardinier. Ils sont sur l’ile, plus qu’une tradition, un emblème incontournable. Autre fois utilisés dans les marées pour les travaux agricoles, les baudet du Poitou sont aujourd’hui mise en valeur sous les yeux des touristes.

L’ unique éleveur de l’ile c’est Régis Léo. Chaque année il produit environ 1000 l de lait d’ânesse. Jean-Pierre Paullet lui rachète la totalité de sa production, il est le seul artisan à fabriquer un savon avec du lait d’ânesse de l’île de Ré. Il explique qu’en général pour 2 l de lait on fait environ 25 kg de savon. Ils ont 24 heures pour utiliser le lait afin qu’il garde toutes ses facultés nutritive pour la peau.

« Nous fabriquons qu’avec le lait de Régis , quand il y a plus de lait nous ne fabriquons plus de savon car nous n’importons pas du continent , on est vraiment sur du lait 100 % rhétais provenant de l’Asinerie de Régis »

Ce lait est un bien rare et précieux, un produit de luxe qui se négocie jusqu’à 80 € le litre . L’appellation lait d’ânesse est devenu un véritable argument marketing, et certain peu scrupuleux n’hésite pas à la détourner.

« Il y a beaucoup de gens qui nous disent : j’ai acheté un savon au lait d’ânesse Oui mais je leur dit toujours : oui mais il est fait comment votre savon au lait d’ânesse ? car c’est pas marqué sur l’emballage .. Est ce que c’est du lait frais ? est ce que c’est du lait lyophilisé ? comment il a été traité ?… voila tout ça c’est important. Nos clients, se qu’ils viennent chercher sur l’ile de ré c’est de vraie produit du terroir et il y en a, mais il y a aussi beaucoup de produits qui viennent d’ailleurs et on se bat un petit peu contre ça. »

« Il y a des savonnerie qui ne le sont pas et des savonniers qui ne le sont pas non plus, et qui sont de simple revendeur de savon et qui valorise leur savons par l’image de l’ile de ré »

L’âne est devenu la mascotte de l’ile de ré, un argument de vente que l’on retrouve sous bien des formes à travers les marchés de Saint-Martin, Sainte-Marie ou Loix.

L’ile de ré est un label qui lui aussi fait vendre, les marchés, véritables vitrine des produits locaux, permets aux artisans comme James, un producteur de sel, de vendre en direct leurs marchandises. Mais sur les marchés les véritable pépites, le produit phare de l’ile, ce sont les pommes de terre. Fiertée local, elles inondent les étals et sont l’objet de toutes les attentions. Entre avril et juillet une trentaine d’exploitants produisent 2500 tonnes, un tout petit volume qui ne représente que 0,2 % de la production nationale. C’est petites pommes de terre sont donc les plus rares de France et les plus chers. Jusqu’à dix euros le kilos. Leur prix est élevé car elles sont les toutes premières de l’année à sortir du sol. C’est le microclimat qui enveloppe l’ile qui permet cette précocité. Avec 2300 heures de soleil par an elle est l’un des lieux les plus ensoleillé de France juste après le sud-est et la Corse. Jean Jacque Enet, producteur à Saint-Clement des baleines , commercialise ces pomme de terre labélisé ile de ré, un vrai bisness à la logistique bien huiler . En quelque heure , ces pommes de terre sont distribués dans la France entière.

Les 350 hectares de marais salant sont un des trésors de l’ile. Depuis le 15 eme siècle, le sel est une authentique tradition rhétaise. Autrefois les navires s’approvisionnaient ici en sel afin de conserver leurs denrées au court de long trajet. Aujourd’hui la production d’une 100 en de tonne de sel est marginal au regards des volume des autres marais salant de l’Atlantique. James Renou est l’un des 86 sauniers de l’ile de ré, au 19 siècles ils étaient 1 milliers. Il nous explique le procès qu’il réalise pour récolter la fleur de sel .

Matelot à 12 ans durant les week-end avec son père, Jeremy Chevrier est aujourd’hui le patron à bord. Il est l’un des deux dernières pécheur de l’ile. Les temps sont de plus en plus dur, contre tout attente les restaurateurs ne sont pas forcément leur plus fidèle acheteur , il préfèrent souvent les produits venu d’ailleurs Les poissonniers de l’ile doivent faire face à une importante demande des touristes qui sont en quêtes de produits de la mer. Les deux dernière pécheurs de l’ile ne peuvent y répondre, certains sont donc obligé de passer commander tres loin de l’ile.

En fin de matinée, à son retour au port de la flotte, une deuxième vie commence pour Jeremy le pécheur . Avec l’aide de son père et de son épouse, il vend le fruit de sa pêche directement à quai.

L’été touche à sa fin ; l’ile se vide de ces touristes , les plages redeviennent le royaume des oiseaux et des bateaux accrochés à leurs amarres. Dans les villages plus d’une maison sur deux ferment leurs volets jusqu’aux prochaines vacances, les vraie rhétais retrouvent le calme et la tranquillité qui berce leur journée en basse saison. L’âme de l’ile se sont ces 18 000 habitants. A l’avenir les vraie rhétais doivent pouvoir continuer à vivre ici et perpétuer au quotidiens les traditions et l’authenticité qui font de cette ile un joyau unique en France.

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